Union pour Asnières




 

Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 17:02
Chacun d'entre vous a pu lire dans les médias ainsi que dans notre article du 19 mars 2009 que l'association Anticor a déposé une plainte pour prise illégale d'intérêt à l'encontre de François Pérol, proche du Président de la République. 

Chacun se souvient également que Josiane Fischer et son époux Philippe Petit sont très actifs au sein d'Anticor, au point que cette association avait officiellement soutenu la candidate Divers-droite aux élections municipales.

Les Asniérois de droite n'ayant pas voté pour Josiane Fischer estiment que celle-ci a trahi la droite. Beaucoup de ceux ayant voté pour elle estiment aujourd'hui la même chose : d'une part parce qu'elle ne défend aucunement les valeurs « Divers-droite » au sein de la majorité municipale, en acceptant la baisse des crédits de lutte contre l'insécurité, en admettant le contournement de la loi sur le service minimum dans les écoles les jours de grève et en cautionnant la hausse vertigineuse des impôts locaux. D'autre part, et c'est un fait nouveau, en s'en prenant directement à l'un des proches du Président Sarkozy, avec ses amis d'Anticor. 

La messe est dite. Josiane Fischer roule à gauche. Et même si elle nie, les faits sont là. Mais, au-delà de cette évolution prévisible, c'est toute la question de la crédibilité d'Anticor qui se pose. Parce qu'on sait bien qu'Anticor a été mise à toutes les sauces à Asnières : à la sauce Fischer, certes, mais aussi la sauce pietrasantaise. C'est-à-dire clairement que les élus de la majorité se sont engagés à respecter scrupuleusement la charte d'Anticor. Ils en ont fait un argument de campagne. Et aujourd'hui ? Encore une promesse non tenue ? On peut dès lors se demander qui est le dindon de la farce. Eh bien certainement Josy parce qu'elle perd une fois encore sa crédibilité. En effet, comment cette dame peut elle faire campagne sur la charte Anticor et ne pas en tirer les conséquences pour son propre camp : ainsi, Anticor prone le non cumul absolu des mandats. Et l'on sait que Sébastien Pietrasanta est Maire mais aussi Conseiller régional. Alors ? Entends-t-on Josy protester ? Nullement. Même ses promesses les plus profondes et les plus réitérées sont ainsi reniées. Mais la charte Anticor prévoit aussi de donner de vrais moyens démocratiques à l'opposition, dont la présidence de la commission des finances et du budget par exemple. On en est loin, à Asnières, où les élus de Sébastien Pietrasanta et Josiane Fischer trustent tous les postes sans rien partager avec l'opposition. Alors, qui s'est servi de l'autre ? Fischer d'Anticor ? Pietrasanta d'Anticor ? Pietrasanta de Fischer ? 

Et passons sur la mise en examen et le renvoi en correctionnelle en juin prochain de Sébastien Pietrasanta, passée sous silence par les médias et par lui-même. S'il respectait un minimum lses électeurs il devrait communiquer sur cette affaire... Mais le respect à la mairie est une chose devenue rare. À la différence du maire, nous avons un profond respect pour la présomption d'innocence. Donc nous n'en dirons plus.

En attendant, alors qu'Anticor vient sur le devant de la scène médiatique, la situation asniéroise fait grand désordre. Si Anticor ne met pas bon ordre à cette farce, c'est sa crédibilité nationale qui s'en trouvera touchée. Soutenir des gens, c'est bien. Faire la police des bonnes mœurs, why not ? Mais pour être crédible, le mieux est de d'abord balayer devant sa porte et de faire en sorte que ses porte-paroles tiennent leurs engagements. 

Cette antinomie entre le label Anticor et la situation réelle vécue à Asnières commence à émouvoir dans les milieux de gauche. Et cela ne fait que commencer... À suivre donc.

Publié dans : Polémique
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