De nouveau, ce dimanche, des équipes de l'UMP étaient présentes sur le marché des Victoires et distribuaient des tracts sur l' « explosion de l'insécurité à Asnières ».
Cela a été l'occasion pour de très nombreuses asniérois de faire part à nos militants leur exaspération grandissante face à l'état de la ville : impôts en hausse, insécurité grandissante, rues plus sales que jamais, manque de travaux de voiries, échec du busing etc.
Cette « exaspération » est non seulement ressentie par des électeurs traditionnels de la droite, mais également par un certain nombre ayant voté Modem ou Divers-droite à l'occasion des dernières municipales. Ils nous disent se sentir profondément trompés. Ce sentiment porte notamment sur des orientations générales, de la nouvelle municipalité, très marquées à gauche à l'instar du refus du service minimum dans les écoles les jours de grève (désormais c'est la loi qui l'impose), du laxisme en matière de lutte contre la délinquance, de la paupérisation visible de certains quartiers.
Mais cette exaspération porte également sur des sujets, plus ponctuels mais très symboliques, relatifs à la façon de procéder de la nouvelle équipe : ainsi par exemple, ces riverains du quartier Gambetta, qui s'estiment trompés par les promesses non tenues de J. Fischer. Il s'agit-là, en bref (nous y reviendrons dans un futur article), d'un projet de maison médicalisée dans leur quartier. Les riverains s'y opposaient au moment de la campagne électorale, craignant une densification de leur zone d'habitation. Mme Fischer leur avait garanti qu'en cas de victoire de son équipe, les permis ne seraient pas délivrés. Tous l'ont cru : ils ont voté pour M. Pietrasanta comme un seul homme. Sauf que... M. Pietrasanta vient de délivrer les permis de construire !
Dans le même esprit, la réunion organisée le 9 octobre dernier portant sur le projet d'urbanisme du site Creica dans le quartier métro : devant une assistance, composée de quelques habitants sincères et de beaucoup de membres de l'Association des riverains du quartier métro (épinglée on s'en souvient par la Mission d'Information et de Vigilance contre les Dérives Sectaires), J. Fischer a voulu faire croire qu'elle était défavorable au projet en cause. Problème : c'est elle qui a signé les permis de construire, après l'élection municipale ! Chacun sait bien qu'une nouvelle équipe qui arrive peut remettre des projets en cause, les investisseurs n'ayant aucun intérêt à s'opposer a des élus qui sont là pour 6 ans. Cela signifie tout simplement que J. Fischer ne contrôle rien, ne décide rien, même dans son domaine de délégation qui est justement l'urbanisme. Pourtant, elle cautionne !
À ceux qui lui en font reproche, elle assure qu'elle intervient auprès du maire, mais que celui-ci n'en fait qu'à sa tête. Face à des citoyens qui attendent des promesses tenues, cette petite stratégie de victimisation, du « j'interviens, mais je n'y peux rien » a fait long feu.
On l'a déjà écrit : la marginalisation continue. Des élus PS vont désormais jusqu'à nous faire savoir qu'ils ne « sauraient en aucun cas cautionner » ce qu'ils appellent les « sales blogs » des proches de J. Fischer et se pincent ouvertement le nez en y faisant allusion... No comment.
Les tendances se confirment : une gestion socialiste d'Asnières de plus en plus décriée et les cautions de droite de cette dérive à gauche de plus en plus honnies. Le résultat sera simplissime : J. Fischer sera de plus en plus en marge, elle perdra de plus en plus de son électorat et M. Pietrasanta en profitera, au final, pour lui tordre politiquement le cou. À bon entendeur...
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